Les bonsai vivent en bandes...attention à l'envahissement progressif.
De plus, les " Bonsaï " sont comme les livres et aiment à se retrouver en nombre. Vous en posez un quelque part et, peu de temps après, d'autres le rejoignent. Il s'agit d'un phénomène très naturel...si vous avez un " Bonsaï " c'est que vous aimez les " Bonsaï " et comme le passionné de parfum on n’hésitera pas à vous en offrir un supplémentaire pour vous faire plaisir.
Malheureusement, et c'est un fait, tous les ouvrages sur les " Bonsaï " ont, malheureusement, été écrits par des spécialistes dans ce domaine précis. Ils tiennent à vous faire partager leur immense passion et vous entraînent immédiatement dans les subtilités du style en semi-cascade " Han-Kengaï ", la multiplication par marcottage aérien, les greffes, les boutures et les semis.
A la fin de la lecture de l'ouvrage, vous comprenez, enfin, qu'un malheureux " Bonsaï " vous demandera à peu près autant d'entretien qu'un animal de race.
Comme il est à peu près impossible à une personne normale possédant un travail et une famille de suivre la plupart des conseils prodigués par ces experts merveilleusement qualifiés que sont ces " Senseï " Japonais, nous vous proposons une autre stratégie basée sur l'expérience vécue. ...
Comme son nom l'indique le " Bonsaï " est Japonais.
Cela signifie littéralement " plante en récipient " et par extension " développement restreint " ou " croissance mesurée ".
Le Japon a certainement su tirer le meilleur parti de l'essentiel de ces méthodes chinoises de vie en cherchant, à tout prix, à les transformer en un Art ultime qui ne souffre aucune contestation. C'est bien là le problème.
On a trop souvent tendance à y confondre fleuriste et Maître en Ikébana.
Un proverbe japonais affirme " Ce n'est pas parce qu'on atteint la cible qu'on est Maître en Kyudo (Art du Tir à l'Arc)...mais il vaut mieux que le Maître atteigne quand même la cible ! ".
Dans le cas spécifique du " Bonsaï ", le retour vers son origine chinoise permet de se libérer de pas mal de contraintes.
Echanger le plateau japonais contre un pot chinois... Le " Bonsaï " se compose nécessairement de trois composantes : le pot, la terre, l'arbre.
La méthode japonaise consiste à " nanifier " l'arbre en restreignant au maximum la quantité de terre et à faire en sorte que celle-ci soit qualitativement juste indispensable à maintenir l'arbre en vie.
Cela implique des pots peu profonds et une terre qui se dessèche très facilement en été et qui est très sensible au gel en hiver.
Elle nécessite donc une surveillance journalière et rigoureuse, un arrosage précis et des soins constants, particulièrement dans la taille des branches et des feuilles de l'arbre. La moindre erreur se soldera par un dépérissement puisque l'arbre élevé dans ces conditions est particulièrement fragile.
Qu'on le veuille ou non le véritable " Bonsaï " japonais est un arbre maintenu à limite de la vie végétative.
Certains objecteront que cette juste limite permet à certains " Bonsaï " d'atteindre près de 500 années mais il faut dire qu’ils sont plus surveillés que le plus précieux des plus précieux des biens.
Alors n’hésitez pas à prendre conseil pour avoir un jardin feng shui de toute beauté qui aura une longue vie ! |